Les deux poings serrés, ont peur de tout laisser s'envoler.

Les deux poings serrés, ont peur de tout laisser s'envoler.
" Les gouttes filent sur la vitre, les tas de feuilles forment de petites montagnes et mon coeur se serre en lisant ton message.

Je ne connais pas l'ouragan qui s'agite à l'intérieur de toi - mais je l'imagine. Un désastre émotionnel, une pagaille dans les souvenirs et dans l'avenir.

Je ne peux que t'envoyer toute mon amitié - l'effet boomerang de tout ce que tu m'as apporté jusqu'à présent. Cette amitié qui me fait dire que si je suis debout aujourd'hui, c'est aussi grâce à toi. "



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# Posté le lundi 23 novembre 2009 15:55

[ What a wonderful world. ]

[ What a wonderful world. ]
Et si je n'avais pas levé la tête à ce moment précis ? Et si sa main n'avait pas frôlé la mienne ?

Le hasard et son lot d'intuition savent exactement quelles alliances amènent un sourire au lever et des yeux pétillants lorsque vient l'heure de s'endormir. Ces rues aux pavés froids paraissent dénouées de toute angoisse lorsque sa main tient la mienne. Ces larmes roulant sur mes joues ne creusent pas de fossés, mais constitue une cascade de courage retranscrit. Tu peux être dur. Tu peux hausser le ton. Mais c'est ta manière de me rassurer et de me donner ta force. Il n'y a pas un jour où l'amour me déserte.

Et dans ton absence militaire, dans ton absence linguistique, je n'aurais qu'une seule attente : ton retour.

A toi et surtout à nous.
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# Posté le dimanche 30 août 2009 05:02

[ Effet d'optique.]

[ Effet d'optique.]
Il vient parfois comme une petite vague - fatigue, surmenage et angoisse.
Comme un petit courant qui vous conforte dans le fait qu'il vous faut de l'action autour de vous. La vérité est que, l'ennui, parfois, me manque. L'ennui constitue le vide que l'on peut remplir. L'ennui compose votre imagination et l'action qui s'enchaînera.

Je ne m'ennuie pas aujourd'hui - je ne peux même pas dire que je ne fais rien puisque je réfléchis.
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# Posté le samedi 06 juin 2009 11:21

[Je crois que j'ai tout appris dans une salle d'attente de psychologue.]

[Je crois que j'ai tout appris dans une salle d'attente de psychologue.]
La dimension de gigantesque - vous donne la nausée à votre premier rendez-vous. Tous les gens semblent vous épier et vous dénuder émotionellement. Vous êtes seule avec votre vision obscure, seule au milieu de patients aux maux emmêlés et aux mots dénués de sens. Notre point commun résidait là, dans le fait, que nous avons avoué que nous avions un problème et qu'il méritait qu'on s'y attarde.

Le premier rendez-vous - une fille aux cheveux longs et une robe noire, cachée derrière une frange, se rassurant en froissant frénétiquement le tissu. Froisée, elle devait l'être cette psychologue de voir que j'avais un problème mais je n'en connaissais pas la source. J'ai parlé d'eux - de ces hommes. Des mots prometteurs et des entre-metteurs. J'ai parlé des souvenirs qui s'effaçaient et des blessures cicatrisées. Je parlais de vous sans parler de moi. Vous me constituiez à une époque - révolue.

Les mots, tranchants, étouffants, culptabilisants sans jamais dire un prénom - c'est la seule intimité qui me restait. Et cette femme, m'a aidé à créer les liens, à tisser les toiles de la reconstruction. Derrière ces lunettes, changées, il y a quelques mois, tout comme sa coupe de cheveux - vous souriez aujourd'hui de me voir si heureuse. Et je crois qu'il serait inconvenant de vous serrer dans mes bras en guise de reconnaissance.

Je parle à présent de la lumière changeante, des premiers mots qu'il me chuchote au réveil, à cette envie d'avenir. Ce passé m'a fait un présent - l'avenir.

# Posté le mardi 21 avril 2009 14:01

[ Wish you were. Photographie de Morgane.]

[ Wish you were. Photographie de Morgane.]

C'est lorsque ma tête posée sur son épaule que j'ai pris conscience du rythme répétitif de son coeur - témoin du temps qui passe. Je ne voyais alors pas ses yeux. Je n'entendais que cette rengaine incessante de l'amour qui prend du terrain, de cette boule grandissante lorsque l'absence se veut trop longue.

Je ne parle plus de toujours. Les choses durent, les choses meurent. Il a compris la valeur de chaque être lorsqu'ils mourraient - un à un. J'ai pris connaissance de cette richesse avant même de t'avoir perdu - j'ai pris l'espoir comme métronome, ton sourire comme seule religion.

Il y a un début partout.

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# Posté le lundi 09 mars 2009 16:08